Nom de l’auteur/autrice :Laura Doare

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Qu’est ce qu’un groupement d’employeur ?

Face à la précarité de l’emploi dans le secteur de l’enseignement artistique, les groupements d’employeurs s’imposent comme une solution innovante pour conjuguer flexibilité des structures et stabilité professionnelle des enseignants.  En se regroupant, de petites structures peuvent se partager du personnel qu’elles n’auraient pas, seules, pu recruter directement.  Notre groupement propose deux formules d’adhésion pensées pour répondre aux réalités du terrain : une adhésion classique pour un accompagnement pédagogique régulier, et une adhésion ponctuelle pour expérimenter de nouveaux projets culturels.  Du spectacle vivant au cinéma, en passant par les libraires ou labels indépendants, plusieurs acteurs culturels expérimentent différentes formes de groupements d’employeurs.  Découvrez comment ces dispositifs peuvent transformer votre projet pédagogique tout en sécurisant l’emploi des professeurs d’enseignement artistique. Mutualiser les compétences au service de la culture Les groupements d’employeurs permettent de partager des salariés sur des fonctions structurantes pour développer son activité et leur offrir en retour un emploi stable en CDI avec un employeur unique. Dans le secteur culturel, cette solution innovante répond à un besoin criant de stabilisation de l’emploi tout en permettant aux structures de bénéficier de compétences professionnelles qu’elles ne pourraient embaucher seules. Un modèle de mutualisation adapté au secteur culturel Les groupements d’employeurs constituent une réponse concrète aux défis spécifiques rencontrés par les acteurs culturels. Le GE porte la fonction employeur et gère un seul contrat de travail ainsi qu’une seule convention collective pour chaque salarié.e. La mutualisation d’emploi permet à chacun de bénéficier des compétences professionnelles d’un salarié en fonction de ses besoins. Les adhérents peuvent être des associations, des entreprises, des collectivités territoriales et leurs établissements publics. Un groupement peut donc être constitué par des associations, des entreprises et des collectivités, offrant ainsi une grande souplesse d’organisation Ministère du Travail. Cette diversité de profils enrichit la dynamique collective et favorise les échanges entre structures de tailles et de statuts différents. Les groupements d’employeurs naissent dans les années 1980 à l’initiative du secteur agricole, et au début des années 2000, le milieu culturel commence à s’intéresser à ce modèle. Aujourd’hui, on compte une quarantaine de groupements d’employeurs culturels en France, chacun avec ses spécificités territoriales et sectorielles. Des bénéfices multiples pour tous les acteurs Pour les structures adhérentes Cette approche favorise la collaboration, l’échange de savoir-faire et renforce les liens entre organisations culturelles, créant ainsi un environnement de travail stimulant. Les structures considèrent cet outil comme très pertinent car le GE leur permet d’asseoir leur fonctionnement interne, de progresser dans la fonction employeur au sens large, et de prendre des risques en matière de développement. Le groupement apporte une protection sociale qu’une petite ou moyenne structure seule ne peut généralement pas assumer : service social mutualisé, couverture mutuelle, comité d’entreprise, congés payés, primes.  Les structures bénéficient également d’un accompagnement dans leurs démarches de gestion des ressources humaines, déchargeant ainsi les responsables de tâches administratives chronophages. Pour les salarié(e)s L’outil soutient la volonté d’évolution des professionnels et tente d’apporter des réponses concrètes à l’instabilité et la précarité du secteur culturel. Les compétences partagées et l’amélioration des parcours professionnels des personnes employé.es permettent la sécurisation des emplois sur le long terme. Cette structuration garantit une stabilité aux salariés, qui peuvent ainsi travailler pour différentes structures avec un seul contrat de travail.  Les professionnels évitent ainsi les risques liés à la pluriactivité et peuvent se concentrer sur leur cœur de métier sans devoir gérer plusieurs employeurs simultanément. Au sein du groupement d’employeurs, il y a une émulation collective avec des collègues ayant des compétences similaires ou complémentaires, facilitant l’entraide professionnelle Insee.  Cette dynamique collective contribue au développement des compétences et à l’enrichissement professionnel des salarié(e)s. Pour le secteur culturel dans son ensemble Les groupements mutualisent des ressources humaines dans un secteur où la pérennisation des emplois est cruciale.  En transformant des emplois précaires en CDI à temps partagé, les groupements d’employeurs participent à la professionnalisation du secteur et à la reconnaissance des métiers non-artistiques de la culture. L’harmonisation du fonctionnement entre adhérents facilite les collaborations et permet d’établir des pratiques communes en matière de gestion des ressources humaines.  Le groupement accompagne ses adhérents à la fonction employeur, ainsi que ses salariés dans le développement de leurs compétences et la stabilité de leur emploi. La qualité de vie au travail au cœur du projet L’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail sont au cœur des missions du groupement d’employeurs. Au-delà d’une simple mise à disposition de personnel qualifié, les groupements expérimentent toute initiative susceptible de favoriser la qualité du travail dans le secteur culturel. Le groupement joue un rôle de tiers et de trait d’union lors de temps de médiation, accompagnant les situations de conflit qui pourraient naître entre un salarié et un adhérent, afin d’éviter les incompréhensions.  Cette fonction de régulation permet de préserver la qualité des relations de travail et d’anticiper les difficultés. Les groupements mènent également des démarches d’expérimentation et de recherche autour de l’emploi culturel, afin d’améliorer la qualité de l’emploi de la filière. Cette dimension prospective permet d’adapter en permanence les pratiques aux évolutions du secteur et aux besoins émergents des structures comme des salarié(e)s. L’accompagnement de la fonction employeur constitue un axe majeur du travail des groupements, reconnaissant ainsi la difficulté d’être employeur bénévole ou porteur de projets, particulièrement dans un contexte de ressources limitées et d’enjeux multiples. En mutualisant non seulement les emplois mais aussi l’expertise en gestion des ressources humaines, les groupements d’employeurs culturels offrent un cadre sécurisant pour développer des projets artistiques ambitieux tout en garantissant des conditions de travail dignes et pérennes.

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Comment adhérer à l’association ?

Rejoindre un groupement d’employeurs vous permet de bénéficier d’une solution de mutualisation des emplois adaptée à vos besoins en compétences artistiques. L’adhésion permet d’employer un ou plusieurs salariés aux compétences particulières que vous n’auriez pas pu recruter à temps plein Voici les étapes à suivre pour concrétiser votre adhésion. Étape 1 : Prendre connaissance des statuts et conditions d’adhésion Avant toute démarche, il est essentiel de consulter attentivement les statuts du groupement ainsi que les conditions d’adhésion. La convention d’adhésion précise vos droits et obligations, notamment les clauses de sortie et les modalités de mise à disposition des salariés. Ces documents vous informent sur les engagements réciproques, les modalités de fonctionnement et la responsabilité solidaire des membres.Les membres du groupement sont solidairement responsables de ses dettes à l’égard des salariés et des organismes créanciers de cotisations obligatoires. Cette responsabilité partagée garantit la sécurité financière des professeurs employés par le groupement tout en impliquant un engagement collectif de tous les adhérents.Les statuts précisent également la convention collective applicable. Dans le secteur de l’enseignement artistique, cette information est cruciale car elle détermine les conditions d’emploi et de rémunération des professeurs mis à disposition. Étape 2 : Remplir le formulaire d’adhésion Une fois les statuts consultés et validés, vous devez compléter le formulaire d’adhésion. Ce document recueille les informations essentielles sur votre structure : statut juridique, activités, besoins en personnel, planning prévisionnel et volume horaire souhaité. L’analyse préalable vérifie la complémentarité des besoins entre candidats et membres existants, déterminant votre capacité à contribuer au projet collectif. Cette étape permet au groupement d’évaluer la pertinence de votre demande et d’identifier les profils de professeurs correspondant à vos attentes pédagogiques.Le formulaire doit préciser si vous optez pour une adhésion classique avec engagement permanent ou pour une adhésion ponctuelle destinée à des projets spécifiques. Le groupement recueille votre mandat de recherche que vous compléterez afin de trouver le salarié qui correspond au mieux à vos besoins. Les employeurs qui adhèrent à un groupement d’employeurs informent les institutions représentatives du personnel existant dans leur entreprise de la constitution et de la nature du groupement. Cette obligation de transparence s’inscrit dans le respect du dialogue social au sein de votre structure. Étape 3 : Signer la convention de mise à disposition Dernière étape du processus d’adhésion, la signature de la convention de mise à disposition formalise votre engagement. Cette convention porte essentiellement sur les modalités de la mise à disposition : règles de facturation, volume d’heures, tâches concernées, conditions de résiliation, mécanisme de solidarité des membres du groupement en cas de défaillance de l’un d’eux. Le groupement d’employeurs conclut avec l’entreprise utilisatrice un contrat de mise à disposition. Ce document contractuel définit précisément le cadre d’intervention du ou des professeurs au sein de votre structure, garantissant ainsi la clarté des relations tripartites entre le groupement, le salarié et votre organisation. La convention précise également vos responsabilités en tant qu’adhérent. Pendant la durée de la mise à disposition, l’entreprise utilisatrice est responsable des conditions d’exécution du travail telles qu’elles sont déterminées par les dispositions légales et conventionnelles applicables au lieu de travail Insee. Vous devez donc assurer la sécurité, l’hygiène et les conditions de travail appropriées pour les professeurs accueillis. Les modalités de facturation et de suivi Une fois l’adhésion effective, le groupement facture mensuellement les prestations réalisées. Le groupement facture à chaque adhérent la mise à disposition au prorata du temps passé par le ou les salariés dans chacune de leur entreprise. Cette facturation transparente permet un contrôle précis de vos dépenses en fonction du planning de cours effectivement dispensé. Le groupement prend en charge l’ensemble de la gestion administrative : établissement des contrats de travail, bulletins de salaire, déclarations sociales et fiscales.  Vous bénéficiez ainsi d’une simplification considérable de vos obligations d’employeur tout en garantissant aux professeurs un cadre d’emploi sécurisé et stable. Un accompagnement personnnalisé Au-delà de la simple mise à disposition de personnel, le groupement vous accompagne dans la gestion de vos ressources humaines.  Les groupements d’employeurs peuvent proposer une offre de services dédiée à la sécurisation des recrutements et à la gestion des ressources humaines Insee. Cet accompagnement facilite l’intégration des professeurs dans votre projet pédagogique et optimise la collaboration entre tous les acteurs. Le groupement joue un rôle de médiateur entre le salarié et l’entreprise qui utilise ses compétences, permettant ainsi de résoudre rapidement d’éventuelles difficultés et de maintenir une relation de travail de qualité pour tous.

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Comment les pratiques artistiques dynamisent le tourisme

Les pratiques artistiques transforment aujourd’hui les territoires bretons en véritables laboratoires culturels. À Quimperlé et ses environs, artistes, associations et habitants tissent des liens inédits qui participent activement au rayonnement économique et social de la région. L’art comme moteur d’attractivité territoriale Les pratiques artistiques constituent un levier majeur pour le développement des territoires ruraux et urbains. En Bretagne, de nombreuses communes misent sur la culture pour attirer de nouveaux habitants et dynamiser leur économie locale. Les résidences d’artistes, festivals et ateliers créatifs transforment l’image des territoires. Ces initiatives culturelles créent des emplois directs et indirects. Artisans, techniciens, médiateurs culturels et gestionnaires d’équipements trouvent des opportunités professionnelles grâce à cet écosystème. Le développement de l’offre culturelle stimule également le tourisme et l’activité commerciale. Les collectivités territoriales l’ont bien compris : investir dans les pratiques artistiques renforce leur attractivité. Elles attirent ainsi une population active qualifiée, sensible à la qualité de vie et à l’offre culturelle. Cette stratégie participe au renouvellement démographique des zones rurales. Le lien social renforcé par la création collective Au-delà de l’économie, les pratiques artistiques tissent du lien entre les habitants. Les projets participatifs, ateliers intergénérationnels et spectacles de rue favorisent les rencontres et l’inclusion sociale.  Cette dimension collaborative enrichit le territoire d’une identité partagée.Les groupements d’employeurs du secteur culturel jouent un rôle clé dans cette dynamique.  Ils permettent aux artistes et techniciens de trouver des emplois stables tout en multipliant les projets sur le territoire.  Cette mutualisation des compétences optimise le développement des structures culturelles locales.Les pratiques artistiques contribuent également à l’éducation et à l’épanouissement personnel. Ateliers dans les écoles, médiathèques ou maisons de quartier ouvrent l’accès à la culture pour tous.  Ces actions renforcent la cohésion sociale et valorisent les talents locaux, créant ainsi un cercle vertueux. La région de Quimperlé illustre parfaitement cette tendance. Les friches industrielles se transforment en espaces culturels, les places publiques accueillent des performances artistiques.  Cette transformation urbaine par la culture redonne vie aux centres-bourgs et crée de nouveaux lieux de rencontre. Des opportunités d’emploi diversifiées dans le secteur culturel Le développement des pratiques artistiques génère une économie créative diversifiée. Métiers de la scène, de la médiation, de la gestion de projets culturels ou encore de l’artisanat d’art se multiplient.  Ces emplois qualifiés participent au renouvellement économique des territoires bretons. Les parcours professionnels dans le secteur culturel nécessitent souvent une grande flexibilité. Les artistes alternent résidences, spectacles, interventions pédagogiques et créations personnelles.  Cette multiplicité d’activités enrichit leur pratique tout en complexifiant leur situation professionnelle. C’est là que les solutions d’emploi partagé prennent tout leur sens. Elles sécurisent les parcours professionnels des acteurs culturels tout en répondant aux besoins variables des structures.  Cette organisation du travail favorise le développement durable de l’écosystème culturel territorial. Les compétences artistiques irriguent également d’autres secteurs d’activité. Entreprises, établissements de santé ou structures éducatives font appel aux artistes pour des projets innovants.  Ces collaborations transversales démontrent la valeur ajoutée des pratiques artistiques pour l’ensemble du tissu économique local. Un investissement stratégique pour l’avenir Miser sur la culture représente un choix d’avenir pour les territoires. Les pratiques artistiques participent au bien-être des populations, à l’innovation sociale et au rayonnement régional.  Elles constituent un facteur de résilience face aux mutations économiques. Les collectivités qui investissent dans le développement culturel constatent des retombées positives durables.  Amélioration de l’image, attractivité résidentielle, dynamisme associatif et fierté d’appartenance se conjuguent pour créer des territoires vivants et désirables.

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